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Voici le lien de l’audio pour celles que cela intéresse : https://drive.google.com/open?id=1AJSAojLEJ9tWYHVFPcwH0nlB9N_wVHeH

En droit, il y a 2 notions : l‘obligation de moyen et l‘obligation de résultat. L’obligation de moyen, c’est le cas du médecin qui doit tout mettre en oeuvre, pour que le malade qui vient le consulter, guérisse. Mais si finalement, il n’a pas réussi à le guérir, il est quitte, car il a une obligation de moyen.

En revanche, dans le cas d’une mariée qui commande chez un fleuriste son bouquet de mariée pour le lundi 18 juin à 13h, il n’en est pas de même. Le fleuriste doit tout faire pour livrer à cette heure-ci le bouquet, même si tous ses fleuristes sont malades et qu’il n’a pas de véhicule pour livrer.

Il a une obligation de résultat.

Maintenant, nous devons savoir que dans la vie en général, nous sommes jugés sur les moyens que nous avons déployés pour faire ce que l’on attend de nous, et non sur le résultat.

Quand le matin nous nous levons, il nous arrive souvent d’établir des to-do-lists en nous disant: « il faut absolument que je fasse tout ça avant ce soir ».

Mais ce n’est pas ainsi qu’il convient d’agir.

Au moment où nous établirons notre to do list, nous allons prier H-achem de nous permettre de tout réaliser avant la fin de la journée. Nous allons aussi Lui demander de l’accepter d’un cœur entier, s’Il en a décidé autrement. Puis, en fin de journée, si nous constatons que nous n’avons pas terminé, nous comprendrons qu’ainsi H-achem l’a voulu. Et cela ne fait pas de nous des incompétentes pour autant.

Car le résultat n’est pas entre nos mains, mais entre les mains d’H-achem.

Ce qui est entre nos mains, c’est la volonté.

Dans le domaine spirituel, il en va de même. La femme se lève le matin pleine de bonnes volontés: elle veut réaliser telle mitsva ou telle bonne action, elle veut prier chaharit, lire les téhilim du jour… Bref, elle a beaucoup d’aspirations et rien que sur cela, elle a de quoi se réjouir! Même si pour l’instant, elle n’a rien fait.

Et, qu’elle ait réalisé ou non ces bonnes actions en fin de journée , elle ne doit pas s’en vouloir. Car la réussite ne dépend pas d’elle, mais seulement d Hache m.

Prenons un exemple assez courant : la femme qui prépare chabat. Elle veut préparer les plats, les hallots, les salades, les desserts etc, et se met la pression pour tout faire .

A la fin de la journée, elle y est arrivée, mais à quel prix?!?

Elle est tout simplement sur les rotules.

Elle a mis en avant le résultat, sans se soucier si elle en avait les moyens.

Si la femme se lève le vendredi matin fatiguée et se dit :  » c’est vrai que j’aimerai honorer le chabat comme il convient. Mais aujourd’hui, je ne suis pas très en forme, je vais donc essayer de faire le plus important : les plats, acheter du vin et me procurer, ou faire des hallot ».

Il est possible que ce chabat, il n’y aura que 3 salades à table car cette femme a agit au mieux de ses forces.

Et c’est cela que l’on attend d’elle.

Alors c’est vrai le chabat sera plus light que d’habitude, et peut-être même qu’elle recevra une petite remarque désagréable de son mari ou de ses enfants. Mais elle aura agit au mieux de ses forces, et c’est ce qu’H achem attend d’elle.

Il existe même parfois des situations extrêmes, lorsque la personne n’a même pas de matsot pour le soir du seder, comme le rav Zilber l’a vécu plusieurs années, dans la russie communiste. Il est évident que l’on doit tout faire pour avoir des matsot. Mais parfois H-achem en décide autrement.

Ce que nous devons retenir, est que le plus important chez un homme, est sa volonté.

La personne qui veut lire des téhilim, ou faire sa amida, doit se réjouir de cette volonté, quelque soit le résultat.

Nous devons nous focaliser sur notre volonté et non sur le résultat. Car celle qui se focalise sur le résultat risque de s’user en faisant bien plus que ce dont elle est capable.

Au contraire, il faut regarder combien notre volonté est bonne. Que nous voulons préparer chabat, que nous souhaitons lire des téhilim. Et cela va nous donner des forces.

Ne nous jugeons plus sur les résultats, mais sur nos moyens, sur notre volonté.